Lomé — Paris

 (2020)

Pho­togra­phies réal­isées à Lomé en mars 2020 lors d’une rési­dence d’artiste pré­maturé­ment inter­rompue, après qua­tre jours seule­ment passés sur place, pour cause de Covid-19. Les por­traits ont été réal­isés en lumière naturelle devant un mur dans la rue ou dans une cour privée. Ce dernier joue le rôle de fond, d’élément du déco­rum qui décon­tex­tu­alise mais aus­si celui de sup­port d’ap­pari­tions, d’écran d’images plus ou moins fan­toma­tiques de ce sym­bole de la cap­i­tale française. Ce Paris à la tour Eif­fel, vécu ou fan­tas­mé, des­ti­na­tion rêvée par beau­coup car sym­bole de luxe et de réus­site sociale mais aus­si de l’exposition uni­verselle de 1889 et de ces insouten­ables vil­lages indigènes érigés à la gloire de l’empire colo­nial. Réflex­ion sur un exo­tisme qui ne pour­rait que dif­fi­cile­ment s’in­vers­er… J’e­spère pou­voir retourn­er à Lomé et pour­suiv­re cette série dès que les con­di­tions san­i­taires le per­me­t­tront. Le monde des illu­sions n’ayant pas de fron­tière, je réalise d’i­ci là quelques clichés com­plé­men­taires sur Bordeaux…